Aller au contenu

Journée d'étude "L'extension de la parité et ses effets"

Organisation avec l'IRISSO (Paris Dauphine) et Sciences Po Lille une journée d'étude le 13 octobre consacrée à "l'extension de la parité et ses effets"

Université Paris Dauphine - 75775 PARIS

Affiche

Programme

L'IRM organise avec l'IRISSO (Paris Dauphine) et Sciences Po Lille une journée d'étude le 13 octobre consacrée à "l'extension de la parité et ses effets". En effet, la parité est une réforme singulière.  Elle a débuté par une controverse importante dans les années 1990 portant sur l’opportunité d’introduire des quotas de sexe dans la Constitution pour « favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats et fonctions politiques ». Accusée alors de mettre en danger l’universalisme républicain, elle est progressivement devenue une réforme relativement consensuelle et les dispositifs paritaires se sont multipliés et renforcés et concernent désormais de nombreux secteurs secteurs économiques et sociaux, devenant une nouvelle « grammaire du féminisme d’Etat[1]» et des politiques d’égalité, au risque de ne focaliser que sur le sommet de la hiérarchie et sur une « égalité élitiste [2]» qui favoriserait les femmes de pouvoir sans changer la situation des femmes ordinaires et bouleverser l’ordre genré de la société. Au-delà des enjeux théoriques, la parité est ainsi devenue une réforme pragmatique pour produire une représentation équilibrée des deux sexes dans différents secteurs de la vie publique et professionnelle.

L’enjeu de cette journée d’étude est de comparer la mise en œuvre de quotas sexués dans tous les secteurs (politique, administratif, entrepreneurial, syndical, sportif…). Au-delà des constats répétitifs sur la progression du nombre des femmes, le maintien général des phénomènes de ségrégation horizontale et verticale, que peut-on dire des effets de la généralisation des quotas sexués (avec un idéal de 50%) près de trente ans après la première réforme de la constitution ? La progression de la part des femmes a-elle enclenché une dynamique de genre qui verrait la différenciation et la hiérarchisation remises en cause ? Les réformes dans leur genèse font globalement l’objet d’un consensus (fût-il ambigu) mais qu’en est-il concrètement dans les divers champs d’activités concernés ? Quels types de réception la mise en œuvre enclenche-t-elle dans les organisations ? Assiste-t-on à une transformation des organisations et des secteurs ? Et que fait la parité aux conceptions de l’égalité ?