Aujourd’hui, l’urgence écologique est nettement visible à l’œil nu.
Chacun d’entre nous peut observer sans trop de difficultés, l’opacité grise des fumées nées de la pollution de l’air et/ou des feux de forêts, qui plane au-dessus de nos cités urbaines et de nos campagnes, les premiers résultats d’une forme de colonialisme libéral délimitée par l’omniprésence de zones où règnent le béton et l’environnement synthétique d’une société marchande toujours plus polluante de notre environnement.
La crise écologique n’est plus un horizon lointain : elle constitue désormais le cadre quotidien de nos existences.
Au-delà de cet effondrement programmé, qui paraît systémique pour nos sociétés pluralistes, les crises climatique et de la biodiversité montrent clairement la fin d’un monde. En effet, si nous portons plus loin notre regard pourrait scruter sans peine les balbutiements de l’extinction du vivant. Nous pourrions, aussi, observer facilement la réalité ou l’apparition d’un territoire dessiné par la déforestation, la désertification, l’érosion et la destruction de ses sols, la plastification de ses océans, et la pollution de l’eau potable, des terres et finalement la fin de ses écosystèmes multiples qui formaient ce tout équilibré qu’était notre planète.
Ce tableau eschatologique, de la fin du vivant (humain et non-humain) et de la pollution de nos milieux, montre que la tâche première qui s’impose à nous, chercheurs en sciences sociales, pour comprendre le phénomène et peut-être mieux l’expliquer, est de l’appeler l’ère du capitalocène. En effet, il nous apparaît plus judicieux d’utiliser le vocable de capitalocène plutôt que celui d’anthropocène qui est communément usité car, l’urgence écologique, annoncent un phénomène sociétal des plus paradoxaux : nous sommes toutes et tous rattrapés par les maux générés par nos révolutions techno-industrielles.
Afin d’y voir plus clair, d’amener des réflexions, voir, pourquoi pas, des réponses à l’analyse de cette ère du capitalocène, le 09 avril 2026 dès 9h30 Amphithéâtre 400, le Campus du Pin à Agen, accueillera quatre chercheurs de l’Université de Bordeaux spécialisés sur ces thématiques inhérentes au capitalocène et ainsi espère que par leurs expertises mieux comprendre le phénomène, nous recevrons :
Carlos Alves pour le droit européen de l’environnement, Thierry Dominici pour la science politique, Sylvie Ferrari pour l’économie et Julien Lagoutte pour le droit pénal environnemental, ainsi que des étudiants (en option culture générale) de L1 et L2 de droit qui proposeront un bilan sur la place des procès environnementaux aujourd’hui.
Cette journée d’étude est coorganisée par Thierry Dominici et Julien Lagoutte. Cet événement scientifique est ouvert à tout public et l’accès à l’amphithéâtre est gratuit.